Committee
Union Africaine (intermédiaire)
Country
Kenya

Author

Roman Monange
France

Cite as https://mymun.com/ppdb/8539

1. Transition politique en Libye

A la suite des protestations de février 2011 en Libye et de la répression dont elles ont fait l’objet, la communauté internationale et le Conseil de Sécurité des Nations Unies se sont mobilisés. La France et le Royaume-Uni sont intervenus avec l’OTAN contre les forces de Kadhafi, malgré le refus des délégations de l’Union africaine de toute forme d’ingérence étrangère. La chute du régime de Kadhafi a entraîné un chaos politique ayant des répercussions sur l’ensemble de la région sub-saharienne. Les conséquences nombreuses sont principalement l la constitution d’une « base régionale du djihadisme », c'est-à-dire le développement des milices et brigades armées, parfois soutenues par des Etats étrangers, comme c’est le cas du Qatar et du Soudan avec certaines milices islamistes en Cyrénaïque, le déversement d'armes dérobées à l'Armée libyenne et la crise des réfugiés. La transition politique de la Libye ne peut passer que par un compromis entre le camp du maréchal Khalifa Haftar et celui de Misrata autour du Premier ministre du gouvernement d’Union nationale de Tripoli Fayez al-Sarraj, le premier disposant d’une légitimité au regard de sa participation dans l’éradication des milices islamistes, notamment dans le croissant pétrolier, alors que le second bénéficie d’une légitimité internationale avec le soutien de l’ONU, mais peine à avoir une maîtrise territoriale. Le Kenya réaffirme son désir de voir repris et développés les accords de Skhirat que le Parlement a refusé d'entériner. En ce sens, il est important d'utiliser cet accord en tant que référence pour avancer dans...