Committee
Union Africaine (intermédiaire)
Country
Congo

Author

Marie Guédra
France

Cite as https://mymun.com/ppdb/8537

1) Consolider et soutenir une transition politique en Libye

Honorables Présidents, Mesdames et Messieurs les délégués,

En 2011, suite à l’accumulation de difficultés sociales et politiques, et pour exprimer leur opposition face à un gouvernement peu soucieux du respect des droits de l’Homme, une partie de la population libyenne s’est mobilisée à Benghazi, poussée par l’élan des révolutions tunisienne et égyptienne. La réponse du colonel Kadhafi, une violente répression, a contribué à l’aggravation d’un climat de défiance des organisations internationales vis à vis du pouvoir en place.

Par une résolution 1970 du 26 février 2011, le Conseil de Sécurité des Nations Unies, sur le fondement du Chapitre VII de la Charte des Nations Unies, a notamment décrété un embargo sur les armes interdisant « la fourniture, la vente ou le transfert direct ou indirect à la Jamahiriya Arabe Libyenne... ». Puis, par une résolution 1973, au nom de la protection des populations civiles, l’intervention des Etats membres du Conseil de Sécurité a été autorisée.

Ayant rejeté la proposition de résolution formulée par l’Union africaine, les puissances occidentales ont décidé, sous l’égide du Conseil de Sécurité, d’intervenir militairement en Libye. La volonté des pays occidentaux de protection de la population civile s’est muée en désir de changement de régime. Outrepassant le mandat qui leur était confié par la résolution 1973, les occidentaux, France et Royaume-Uni à leur tête, ont contribué au creusement de rivalités internes et à la chute de Mouammar Kadhafi, tombé aux mains des rebelles le 20 octobre 2011. L’intervention occidentale est, pour la République populaire du Congo, un échec et a fait perdurer les rivalités politiques libyennes et a conduit à la formation de deux gouvernements concurrents à Tripoli et à Tobrouk.

Après de multiples tentatives d’intervention diplomatiques, la constitution du Gouvernement d’Union Nationale (résolution 2259 de 2015) est un premier pas vers un accord. Cependant, celui-ci demeure insuffisant, notamment au regard des réticences que manifeste toujours le gouvernement d’Haftar à quitter Tobrouk et au manque de légitimité de l’ONU à gérer cette crise.

Les enjeux sont cruciaux. La crise que traverse la Libye met le pays et sa population en proie à d’importants déséquilibres politiques, économiques et ...