Committee
SPECPOL
Country
Denmark

Author

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POSITION PAPER

Danemark

SPECPOL 2016 : La question d’un Etat palestinien au Moyen-Orient

Après la seconde guerre mondiale, nous assistons au partage du mandat Britannique puis de l’ONU en Palestine. En 1947, l’Assemblée générale des Nations Unies propose la création d’un État juif sur 56 % du territoire et d’un État arabe sur les 44 % restants par la résolution n°181. Mais, l’État d’Israël déclare son indépendance dès 1948, ce qui entraine une réticence de la part d’une coalition de six États arabes, qui déclare la guerre au nouvel État. En 1967, Israël occupe toute la Palestine. Créée en 1964, l’Organisation de libération de la Palestine gagne son indépendance. Cette organisation va s’attacher à revendiquer l’existence d’un État palestinien indépendant, à côté d’Israël. La première négociation israélo-arabe et israélo-palestinienne permet une reconnaissance réciproque, mais dissymétrique, entre l’Etat d’Israël et l’OLP. Mais, face à l’échec des négociations, la Seconde Intifada éclate en 2000. Le terme "Antifada" désigne un fort mouvement d'opposition populaire contre l'armée israélienne présente dans les territoires occupés et dans les zones dévolues à l'Autorité palestinienne. Depuis 2015, la situation entre Israéliens et Palestiniens n’a cessé de dégénérer. Nous sommes aujourd’hui probablement face à ce que l’on peut appeler une 3ème Antifada suite aux événements qui ont eu lieu à Jérusalem, ce qui ne permet pas de mener à bien les négociations entre les deux parties.

Suite à la guerre des Six Jours, des colonies de peuplement ont été établies par Israël sur des territoires conquis. La résolution n°446 du Conseil de sécurité des Nations unies a condamné le peuplement israélien des territoires occupés en estimant que cela était un obstacle pour atteindre une paix juste et durable.

Des solutions diverses ont été proposées et initiées depuis quelques décennies. Plusieurs conférences et sommets se sont tenus sur cette question du conflit israélo-palestinien, bien que la situation semble stationnaire suite aux différents refus de coopération entre les parties. M. Ban s'est inquiété du « rythme alarmant » auquel Israël continue de démolir des structures palestiniennes en Cisjordanie occupée. Il s'est dit notamment préoccupé par la poursuite des démolitions punitives de domiciles appartenant à des familles de Palestiniens auteurs présumés d'attaques contre des Israéliens. « En même temps, les projets de colonies et les légalisations rétroactives continuent d'avancer », a-t-il ajouté. Selon le Secrétaire général, ces mesures indiquent que la politique stratégique israélienne de colonisation continue « sur des terres destinées à un futur Etat palestinien ». « Je déclare encore une fois que les colonies sont illégales en vertu du droit international et fragilisent la solution à deux Etats », a-t-il dit. « La création de nouveaux états de fait sur le terrain avec les démolitions et la construction de colonies pose la question de savoir si l'objectif ultime d'Israël est, en fait, de chasser les Palestiniens de certaines parties de la Cisjordanie, compromettant ainsi toute perspective de transition vers un Etat palestinien viable », a ajouté le Secrétaire général. Concernant les Palestiniens, M. Ban a regretté l'échec persistant des discussions intra-palestiniennes pour parvenir à une véritable unité sur la base de la non-violence, la démocratie et les principes de l'OLP. Il a demandé une nouvelle fois aux factions palestiniennes de démontrer leur engagement envers la réconciliation. M. Ban s'est dit également très préoccupé par l'annonce faite aujourd'hui concernant la découverte d'un tunnel creusé entre Gaza et Israël, la première découverte de la sorte depuis le conflit de 2014 à Gaza. Il a condamné fermement la construction de ces tunnels utilisés pour des attaques. En outre, trois roquettes ont été tirées de Gaza le 14 avril en direction d'Israël, mais aucun blessé n'a été signalé. « J'appelle toutes les parties prenantes à éviter toute action qui pourrait entraîner une reprise du conflit à Gaza », a déclaré le Secrétaire général. Le conflit israélo-palestinien est un conflit politique centré sur le territoire. Une solution du conflit exige un règlement politique compréhensif qui prenne en compte les intérêts des parties. La question de gaza doit faire partie d’un accord final. Comme l’indique un rapport du Comité de Liaison ad hoc de l’ONU en 2012, « l’absence prolongée d’horizon politique crédible pour un accord final, le conflit en cours et l’occupation représentent des défis plus que jamais importants au progrès, nous apportant un tournant critique qui déterminera si la solution à deux Etat...

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