Committee
Organisation Internationale de la Francophonie (Français)
Country
France

Author

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Le Bigot Claire 

Représentant la France 


Le Comité de la francophonie 

L’autonomisation des femme 

Le développement durable 


Pistes 


  • Quelle pourrait-être l’aide apportée par l’OIF afin de permettre une meilleur formation professionnelle des femmes ? 


L’égalité d’accès aux études des hommes et des femmes est récente. Il n’y a pas si longtemps que la société s’est aperçue que les femmes avaient un cerveau similaire à celui d’un homme, qui fonctionnait aussi bien et avec autant de potentialités. Il faut attendre 1924 pour que soit créé un baccalauréat unique et le même programme scolaire entre filles et garçons. Ce n’est qu’en 1976 que la mixité devient obligatoire dans tous les établissements scolaires publics. En 2000, on voit apparaitre la mise en oeuvre d’une politique globale d’égalité des chances dans le système éducatif. Ces lois vont dans un sens d’une égalité des chances et d’un égal accès à la culture et à l’éducation pour les femmes. 


Si l’on prend l’exemple de Polytechnique qui ne devient mixte qu’en 1972 et qui est l’un des fleurons de l’éducation en France ; on s’aperçoit que la mixité de cette institution a été plus que laborieuse. Malgré l’ouverture de Polytechnique aux femmes en 1972, très peu de femmes osent s’y inscrire. Certains diraient qu’elles s’auto-censurent. Mais ce n’est pas toujours évident de rentrer dans un monde aussi normé et représentatif du patriarcat qui gangrène notre société. Il a fallu, pour attirer des femmes et respecter les avancées de parité de notre société, que Polytechnique s’adapte elle aussi. Il a été mis en place des incitations pour que les femmes soient tentées de rejoindre cette école. Des propositions de poste leur sont réservées, des places leur sont conservées. Certains hommes s’offusquent en soutenant que cette discrimination positive les prive de chances. N’oublions pas cependant qu’il y a 50 ans, c’était les femmes auxquelles on ne laissait aucune chance. L’outil de la discrimination positive permet de leur laisser une place. 


Par la mixité et l’égalité des chances dans l’éducation, on s’aperçoit que les femmes sont capables de se saisir de ces opportunités. Si l’on regarde la profession de médecin, on s’aperçoit aujourd’hui que 65% des médecins sont des femmes. Elles réussissent aussi bien que les hommes. Elles sont d’aussi bons professionnels que les hommes. Si pour développer leur potentialité il faut que mettre en place des quotas et une discrimination positive. 


Il faudrait cependant créer tout un système de sensibilisation et d’ouverture pour que les femmes se sentent acceptées et puissent mener des carrières qui jusque-là était considéré « masculines ». En école d’ingénieurs, elles ne sont que 28% en 2017. En 20 ans, elles sont passées de 20% à 28%. Sur les ingénieurs diplômés en activité, il n’y a que 20% de femmes. Cela montre un certain malaise d’une société qui tente d’évoluer mais qui prend son temps. Il faudrait mettre en place des incitations et des sensibilisations pour que les femmes n’aient pas peur d’intégrer des milieux d’hommes. 


Dans les actions, il faudrait ouvrir les lycées à de...

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